Bac STL : matières, épreuves, coefficients et révisions
Le bac STL se prépare comme un bac technologique, mais avec une particularité : plus de la moitié de la note de spécialité se joue au laboratoire. Si tu aimes comprendre ce qui se passe dans un tube à essai, c’est une voie cohérente. Voici ce que tu étudies, ce qui est évalué et comment répartir tes révisions.
Le bac STL, c’est quoi ?
STL veut dire sciences et technologies de laboratoire. C’est l’une des huit séries du bac technologique, au même titre que le bac STMG, le bac STI2D ou le bac ST2S. Elle s’adresse aux élèves qui aiment l’expérience, les mesures et les raisonnements scientifiques.
Le travail se partage entre cours, travaux pratiques et projets. Tu manipules, tu mesures, tu rédiges un compte rendu. C’est ce rythme qui fait la différence avec un bac général : tu apprends autant par la pratique que par la théorie.

STL, STI2D, ST2S, STMG : ce qui les distingue
Quatre séries technologiques sont souvent comparées. Elles n’ont ni le même univers ni les mêmes épreuves de spécialité.
| Série | Univers dominant | Ce qui s’évalue surtout |
|---|---|---|
| STL | Laboratoire, mesures, sciences du vivant et physique-chimie | Manipulation, rigueur expérimentale, compte rendu |
| STI2D | Industrie, énergie, développement durable | Conception, projet, analyse d’un système |
| ST2S | Santé et social | Biologie humaine, analyse de situations |
| STMG | Gestion, management, économie | Étude de cas, droit, organisation |
Si tu hésites encore, compare surtout le mode de travail : en STL, tu passes beaucoup de temps debout à une paillasse, ce qui ne convient pas à tout le monde.
Les spécialités de première et de terminale
Le tronc commun reprend les matières classiques : français puis philosophie, histoire-géographie, enseignement moral et civique, langues vivantes et EPS. Le cœur de la série, ce sont les enseignements de spécialité.
| Classe | Enseignements de spécialité |
|---|---|
| Première | Physique-chimie et mathématiques ; biochimie-biologie ; biotechnologies ou sciences physiques et chimiques en laboratoire (9 heures) |
| Terminale | Physique-chimie et mathématiques (5 heures) ; biochimie-biologie-biotechnologie ou sciences physiques et chimiques en laboratoire (SPCL, 13 heures) |
La physique-chimie et mathématiques associe les deux disciplines dans un même cours. Tu utilises les mathématiques pour traiter des mesures et modéliser. Pour t’entraîner, regarde nos fiches de révision de physique-chimie.
Les épreuves et leurs coefficients
Le bac se calcule sur 100 points de coefficient : 40 pour le contrôle continu, 60 pour les épreuves terminales. Le détail des matières est dans notre article sur les coefficients du bac. Voici les épreuves terminales qui te concernent.
| Épreuve | Quand | Coefficient |
|---|---|---|
| Français (écrit et oral) | Fin de première | 10 (5 + 5) |
| Philosophie | Terminale | 4 |
| Physique-chimie et mathématiques | Terminale | 16 |
| Spécialité de laboratoire (écrit 7 + pratique 9) | Terminale | 16 |
| Grand oral | Terminale | 14 |
L’épreuve de laboratoire est la plus particulière. Elle comprend une partie écrite, notée sur 20 avec un coefficient 7, et une partie pratique qui évalue tes compétences expérimentales, notée sur 20 avec un coefficient 9. Sur les 16 points de cette spécialité, 9 se gagnent donc avec tes mains. Le fonctionnement est détaillé dans notre fiche sur l’ECE du bac.
Répartir ton temps selon les coefficients
Réviser au hasard fait perdre du temps. Le plus simple est de suivre le poids de chaque épreuve en terminale. Les épreuves de terminale pèsent 50 points : 32 pour les deux spécialités, 14 pour le grand oral, 4 pour la philosophie.
| Épreuve de terminale | Poids dans les 50 points | Pour 10 h de révision par semaine |
|---|---|---|
| Deux spécialités | 64 % | 6 h 30 |
| Grand oral | 28 % | 3 h |
| Philosophie | 8 % | 30 min |
Cette répartition est un point de départ. Si tu as 8 de moyenne en maths, déplace une heure du grand oral vers la spécialité concernée. L’idée est de travailler d’abord là où chaque heure rapporte le plus de points.

Un plan de révision d’octobre à mars
Les épreuves de spécialité ont lieu au printemps, en mars lors des dernières sessions. Tu disposes donc d’environ cinq mois pour te préparer, ce qui est court. Mieux vaut un plan simple.
- Octobre et novembre : reprends les chapitres vus, fais une fiche par chapitre (la méthode de la fiche de révision te guide).
- Décembre : un premier bac blanc en conditions réelles, chrono en main.
- Janvier : annales de spécialité, une par semaine, avec la méthode des annales en trois temps.
- Février : entraînement à l’épreuve pratique, deux séances au laboratoire si ton lycée le permet.
- Début mars : relecture des fiches, sommeil et repos.
Pour retenir, espace tes révisions. La courbe d’oubli montre qu’un chapitre non revu s’efface vite ; relis-le après un jour, une semaine, puis un mois. Et dors suffisamment : la nuit fixe ce que tu as appris.
Aborder la partie écrite d’une spécialité
Pour la spécialité de biochimie-biologie-biotechnologie, la première partie de l’écrit dure environ 2 h 30 et repose sur des questions scientifiques et technologiques à partir de 6 à 9 documents, d’après la définition de l’épreuve publiée par l’Éducation nationale. Le piège est de recopier les documents au lieu de les exploiter.
- Lis toutes les questions avant les documents, pour savoir ce que tu cherches.
- Surligne dans chaque document la donnée qui répond à une question.
- Rédige avec une phrase de réponse, puis la preuve tirée du document, avec son numéro.
- Garde dix minutes pour relire les unités et les chiffres.
Cette méthode vaut pour toutes les spécialités. Entraîne-toi dessus en prenant un sujet par semaine, comme indiqué dans le plan de janvier.
Le grand oral quand on vient du laboratoire
Le grand oral pèse 14 points, soit plus de la moitié d’une spécialité. Les élèves de STL ont un atout : leurs sujets sont concrets. Une question sur la conservation des aliments, la qualité de l’eau ou un dosage permet de montrer une démarche, des mesures et une conclusion.
Choisis deux questions qui s’appuient sur tes spécialités, prépare un exemple chiffré pour chacune et entraîne-toi à l’expliquer en cinq minutes, sans notes. Les conseils pour s’y préparer sont rassemblés dans notre article sur le grand oral.
Préparer l’épreuve pratique
La partie pratique ne se rattrape pas à la dernière minute. Elle récompense les bons réflexes : lire le protocole entier avant de commencer, noter ses mesures au fur et à mesure, estimer l’incertitude, rédiger un compte rendu clair.
- Apprends à nommer et à utiliser la verrerie courante sans hésiter.
- Entraîne-toi à construire un tableau de mesures propre, avec unités.
- Refais les manipulations de l’année, en cherchant ce qui peut mal tourner.
- Prépare tes phrases de conclusion : « mes résultats montrent que », « l’écart s’explique par ».
Le réflexe à garder. Quand tu hésites sur un geste, demande-toi ce que le protocole dit, pas ce que tu as envie de faire. L’examinateur note ta méthode autant que ton résultat.
Tenir un cahier de laboratoire utile
Un bon cahier de laboratoire vaut une fiche de révision. Il garde la trace de chaque manipulation et te sert de banque d’exemples le jour de l’épreuve pratique. Pour qu’il serve, structure chaque page de la même façon.
| Rubrique | Ce que tu notes | Pourquoi |
|---|---|---|
| Objectif | La question posée en une phrase | Garder le fil pendant la manipulation |
| Protocole | Les étapes, la verrerie, les volumes | Pouvoir refaire sans hésiter |
| Mesures | Valeurs brutes avec unités et incertitude | Éviter d’oublier un chiffre |
| Interprétation | Calcul, comparaison, conclusion | S’entraîner à rédiger |
| Erreurs | Ce qui a mal tourné et pourquoi | Ne pas recommencer le jour J |
Après chaque séance, passe cinq minutes à relire et à compléter la rubrique « erreurs ». C’est là que se cachent les points perdus à l’épreuve. Un élève qui connaît ses trois erreurs fréquentes les évite en situation d’examen.
Les pièges des élèves de STL
Trois erreurs reviennent. La première, négliger les mathématiques parce qu’on préfère la biologie ou la chimie : la physique-chimie et mathématiques pèse autant que la spécialité de laboratoire. La deuxième, attendre le mois de février pour s’entraîner à la pratique. La troisième, apprendre des définitions sans savoir les appliquer à une mesure.
Fais l’inverse : commence par un exercice, reviens ensuite à la théorie dont tu as besoin, puis refais l’exercice sans regarder. C’est plus long au début, et bien plus efficace le jour de l’épreuve.
Le bac STL est-il difficile ?
Il est exigeant en sciences, mais accessible si tu travailles régulièrement. La difficulté vient du volume de manipulations et de la rigueur demandée en rédaction.
Quelles sont les matières du bac STL ?
Un tronc commun (français puis philosophie, histoire-géographie, langues vivantes, EPS) et des spécialités scientifiques : physique-chimie et mathématiques, plus biochimie-biologie-biotechnologie ou SPCL.
Quel est le coefficient des spécialités ?
Chaque spécialité de terminale a un coefficient 16. Pour la spécialité de laboratoire, il se compose de 7 pour l’écrit et de 9 pour la pratique.
Faut-il choisir entre biotechnologies et SPCL dès la première ?
Oui, le choix se fait en première et se prolonge en terminale. Le volume d’heures est important, donc choisis la spécialité qui te plaît le plus.
Comment s’entraîner à l’épreuve pratique ?
Refais les manipulations de l’année, chronomètre-toi et rédige un compte rendu complet. Demande à ton enseignant de te donner des sujets des années précédentes.
Cette semaine, note les coefficients de tes cinq épreuves dans ton agenda et calcule ton emploi du temps avec le tableau de répartition. Planifie ensuite ta première séance d’entraînement à la pratique avant les vacances de la Toussaint.
Onisep, le bac STL, sciences et technologies de laboratoire, consulté en octobre 2026.